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Angus et Bon (Best, Décembre 1979)

Dimanche midi : AC/DC reste à Glasgow pour un second show. Les fans du premier jour sont toujours là guettant le groupe pour obtenir de nouveaux autographes, de nouvelles photos. Certains sont venus avec des cadeaux, des guitares à faire essayer, des bouteilles à boire avec Angus ou Bon. Sous l'oeil débonnaire des portiers se déroulent les mêmes scènes que la veille. Au bar, Malcolm essaye une Gretsh toute neuve, qu'il finira par acheter "just pour la collection".
On passe au restaurant où doit se dérouler l'interview. Il est l'heure du repas. Les deux acolytes préfèrent un truc entre le breakfast et le lunch.. Regards étonnés du personnel.

Bon : O.K, tu peux enclencher la cassette...

Best : Je voudrais vous remercier pour votre ponctualité.
C'est notre boulot Mec. On avait dit telle heure pour les photos, telle heure pour l'interview. C'est normal. C'est aussi important pour nous que pour toi.

Une fois encore, pourriez vous me dire ce que signifie AC/DC ?
Angus : Ouatch. C'est une plaisanterie sur une formule électrique. Cela signifie courant continu/courant alternatif. Aux Etats-Unis celà veut dire aussi à voile et à vapeur. En ce qui nous concerne les filles peuvent témoigner qu'il n'y a que le premier sens d'exact...

Comment t'est venue l'idée du cartable et de l'uniforme ?
Angus : Quand j'étais môme, l'école était un véritable cirque pour moi. Je n'y faisais que des conneries comme lancer des boulettes où dire n'importe quoi quand le prof m'interrogeait. C'est donc pour me moquer de cette époque que j'ai commencé à porter cette tenue.

Et celà est devenue l'IMAGE du groupe...
Angus : Oui, les kids ont totalement flashé sur ce gimmick. Ils se sont reconnus en moi. Surtout que lorsque j'ai commencé à jouer sur scène j'avais vraiment l'âge de mon public.

A quel âge as tu commencé à jouer de la guitare ?
Angus : Je devais avoir 10 ans. Tous ces trucs à la radio me donnaient vraiment envie de jouer. C'était marrant, intéressant et puis, j'avais envie de devenir une rock star.

Dès le départ tu voulais faire ce métier ?
Angus : Oui, c'était un bon plan pour trouver des filles...

Tu joues sur une guitare-radio sur scène. Pourquoi ?
Angus : Tu as vu comme je me démène sur scène...j'en avais assez de me retrouver continuellement avec une guitare débranchée. En plus comme je transpire énormément j'avais pas envie de m'électrocuter en la rebranchant comme celà faillit se produire une fois à Detroit. J'ai donc opté pour ce systéme non seulement en public mais aussi en studio.

J'ai trouvé que ton son était différent hier soir.
Angus : Avec cette radio-guitare tu obtiens des sons différents. Celà dépend de l'humeur. Mais je ne crois pas que mon son soit nouveau ou différent de celui des autres guitaristes. Ce n'est pas quelque chose de spécial.

Pourquoi avez vous changé de bassiste en cours de route ?
Angus : Mark est parti parce qu'il ne supportait plus les tournées. Il faisait dépression nerveuse sur dépression nerveuse.

Et pourquoi avez vous changé le producteur pour "Highway To Hell" ?
Angus : Il fallait que l'on change un peu de son, de formule. Même si nous jouons toujours du hard, je pense qu'il ne faut pas se laisser enfermer dans une formule. Ce changement de studio était donc nécessaire.


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