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[1980 - 2010 ] Bon Scott, une empreinte indelebile

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Aucun fan d'AC/DC n'a oublié Bon Scott, ce personnage hors norme et ce chanteur exceptionnel, né à Kirriemuir en Écosse, qui migrera vers Melbourne en Australie avec sa famille en 1952, pour s'installer en 1956 à Fremantle. Que les dieux du rock'n roll soient à jamais remerciés d'avoir donné la possibilité aux frères Young et à Bon de se croiser. La popularité du groupe se sera développée avec lui, d'abord en Australie puis de par le monde. Sa disparation brutale l'empêchera de vivre les années triomphales qui suivront, mais demeurent les disques, les prestations live envoutantes et magnétiques, cette présence flamboyante et cette incroyable voix... Plus qu'un long discours, laissons la parole à des musiciens célèbres qui évoquent leur titre préféré du groupe et le talent de Bon... Quel plus bel hommage au fond ?



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If you Want blood (Highway to Hell – 1979)


Frank Bello – Anthrax
“Un incroyable riff à la hauteur de la performance vocale de Bon Scott qui donnent envie de casser quelque chose à proximité ».





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Highway to Hell (Highway to Hell – 1979)

Billy Gibbons – ZZ Top
“Ma chanson préférée d’AC/DC. A ma plus grande stupeur, j’ai entendu ma grand-mère la chanter, juste, et sans en oublier un mot ! Quand je lui ai demandé comment elle avait pu porter un intérêt à cette chanson, elle m’a répondu « Hé bien, ça semble une autoroute sur laquelle il fait bon voyager non ? » Comment surclasser un tel titre ?







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It’s a long way to the top (TNT – 1975)

Alex Skolnick – Testament Alex_Skolnick.jpg “Musicalement, ce titre contient l’un des meilleurs riff de guitare jamais écrit, et une utilisation intelligente de deux guitares, un truc innovant à l’époque pour le hard rock. Malcolm Young est un guitariste rythmique très sous estimé, et Angus, une des personnalités emblématique de la rock music, l’est tout autant comme soliste. Il possède une sonorité, un feeling et une technique qui devraient être étudiés par bien plus de guitaristes. Comme si cela n’était pas suffisant, les gars ajoutent de la cornemuse dans le mix. Des cornemuses ! Ce qui pourrait être totalement indigeste et pas du tout rock'n roll sonne ici totalement métal. Une chanson qui vous soulèvera de votre chaise, quelle que soit votre humeur.





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Overdose (Let there be rock - 1977)

Guy Griffin – The Quireboys griffin.jpg
“La première chanson d’AC/DC que j’ai écouté. J’avais 11 ans. Tout a changé ce jour là et depuis ! Bon Scott véhiculait dans ses paroles ce ton rare à la fois menaçant et drôle, et il parvenait à vous convaincre qu’il le portait réellement en lui. Les boys ont débarqué à Londres. Ils étaient plus Punk que n’importe quelle création de Malcolm McLaren, y avait rien de plus authentique à l’époque.







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Big Balls (Dirty Deeds Done Dirt Cheap – 1976)

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Jim Bonfanti – The Raspberries« J’adore le double sens des paroles et la façon de chanter de Bon, avec cette touche immorale dans la voix ».






Hirsh Gardner – New England
gardner.jpg « Nous avons été suffisamment chanceux pour faire quelques shows avec eux lors de la dernière tournée américaine avec Bon Scott avant qu’il ne disparaisse. Je me souviens avoir été secoué quand le groupe joua ce morceau à Fort Worth, au Texas (N.D.T. le 20/06/1979 ?). Bon et Angus, les Lennon et McCartney sans aucune règle et bonne manière.




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Sin City (Powerage – 1978)

corgan.jpgBilly Corgan – Smashing Pumpkins
« Quand Bon chante "Going down to Sin City" ; pour aller dans... dieu sait quoi... tu devines sans aucun doute possible qu’il sait parfaitement de quoi il parle »

Down payment Blues (Powerage – 1978)

slash.jpgSlash « Down payment Blues est l’une de mes chansons préférées d’AC/DC, extraite d’une longue liste de chansons favorites. Mais celle là en particulier est à la fois l’un des titres d'AC/DC le plus violement réaliste et musicalement mélodique, et le postulat des paroles reflète bien l’histoire de ma vie ».








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30 ans après, l'empreinte Bon Scott

- "It's 30 years this year since I joined and I'm still the new boy!'' he laughs - Brian Johnson, février 2010 pour news.co.au

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Brian Johnson s'en amuse. Pas un brin de jalousie, d'émulation ou de rancœur ne viendra éclipser la célébration des trente ans de la disparition de Bon là où tout a commencé, trente cinq ans plus tôt, en Australie. Dans cette noble attitude du groupe, une alchimie propre à AC/DC et à ses fans, une recette transmise de génération en génération. Une recette originale, dont, au final,
personne ne saurait véritablement établir la composition.



Mais certains ingrédients sont indiscutables, comme le principal : l'intelligence, l'humilité et la gentillesse du lad from Newcastle. Trente ans au sein d'AC/DC, et de mémoire de fan, jamais un mot déplacé à propos de Bon n'a été entendu de la bouche de Brian.



A l'origine de toute bonne recette, le choix des produits. Et quand, enfin décidés à rebondir, les frères Young décidèrent d'auditionner, c'est dubitatifs que les noms écrits sur la liste fournie par Peter Mensch furent rayés un par un. Au delà de la dimension artistique, Malcolm se souvient "Brian chanta bien, et puis il colla un sourire sur nos visages pour la première fois depuis la mort de Bon".
Les bons produits..., frais et authentiques.

Et puis, il y a le respect imposé par l'aura incontestée d'un illustre prédécesseur. Au fur et à mesure que s'ouvre le grand livre des témoignages sur Bon Scott, il est assez impressionnant d'observer l'unanimité autour de l'homme. Plus qu'un frontman, Bon était un ainé, un leader, l'image du groupe hors scène, le créateur de cette image d'irréductibles rock'n'roller aux grands cœurs. Énormément de choses ont été écrites sur Bon Scott, autant de choses ont été débattues, mais cette image, cette philosophie, est réellement ce que Bon Scott a laissé, à son groupe, et à ses fans. Un testament respecté par son successeur, ses compères de scène et les nombreux fans qui eux non plus, n'ont jamais positionné Brian dans l'inconfortable position du dauphin.

Les frères Young voulurent une totale rupture dans l'identité artistique, mais une parfaite continuité de la philosophie du groupe. C'est, dans la recette, le coup de fouet inimitable donnant à AC/DC et à ses fans assez de liant pour ne jamais se séparer, et assez de caractère pour pouvoir affirmer ses préférences sans que cela ne soit pour autant tabou, sans que jamais les deux versions ne soient pour autant opposées.

Si Bon Scott est aujourd'hui toujours aussi présent au sein d'AC/DC, ce n'est ni parce grand nombre des titres de la setlist soient pré-80, ni parce que le titre le plus connu du groupe soit sorti de la gorge du tatoué, c'est parce que sa philosophie d'appréhender la vie, la musique, la scène, est depuis trente ans respectée par son groupe et plébiscitée par ses fans.

Chick Scott, la main posée sur l'épaule tombante de Malcolm, eu en ce mois de Mars 1980 l'étonnante présence d'esprit d'indiquer aux Young la voie vers ce qui aujourd'hui, 30 ans plus tard, reste le plus bel hommage qui puisse être rendu à son fils :

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