Interviews

AC/DC – Tours de France – 1976 – 2014 "Les Bonus"

AC/DC – Tours de France – 1976 – 2014
Les Bonus


C’est reparti pour un tour !

Interviews de Philippe Lageat, Baptiste Brelet et Vanessa Girth


Trois ans après la sortie de l’unanimement salué et respecté « AC/DC – Tours de France – 1976 – 2014 », l’équipe gagnante « Phil, Bapt et Vaness » remet ça avec « Les Bonus », trois cents pages de photos inédites et d’interviews qui viennent compléter le volumineux ouvrage initial. Un premier livre, sur lequel nous revenons en préambule à cette interview.


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Nous le pressentions, mais Baptiste Brelet, qui, outre le passionné chercheur de documents que nous connaissons tous, endosse la responsabilité de directeur général des Éditions Point Barre, nous le confirme : le premier ouvrage de sa maison d’édition a plutôt bien marché !

Baptiste Brelet : Les résultats de « AC/DC – Tours de France – 1976-2014 » ont été au-delà de nos espérances. Nous partions de rien, ou plutôt de la simple idée de faire un livre… Et nous avons fini par monter une structure éditoriale, négocié avec des imprimeurs et des diffuseurs… Avec pour résultat des scores de ventes avoisinant les douze mille exemplaires… assortis de retours particulièrement positifs ! Du projet de base « faisons un livre qui nous plaira », nous avons abouti à « un livre qui plaît tant aux amateurs occasionnels du groupe qu’aux fans exigeants ».

Et vous avez acquis une expérience unique à de nombreux niveaux…

BB : Effectivement. Au-delà des ventes, nous avons découvert un métier à part entière. Phil a diversifié son écriture journalistique, Vanessa a dû se surpasser dans son domaine graphique, et personnellement, même si je travaillais déjà dans un magazine, les trois éditions successives du premier volume m’ont offert l’opportunité de négocier avec des fournisseurs, et m’ont confronté à des modalités juridiques ou financières inédites. Pareil sur le plan de la communication, nous avons appris, sur le tas, à faire la promotion de notre « produit ».

Quitte d’ailleurs à embrayer sur des idées provenant des lecteurs eux-mêmes…

BB : On a effectivement commencé à relayer les photos des premiers lecteurs qui nous envoyaient leurs portraits avec le livre, ou mettant ce dernier en situation. On a tout de suite trouvé cela marrant, et s’en est suivi un effet boule de neige.

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Suite à cet accueil chaleureux, et à la matière dont vous disposiez, il devenait alors évident d’imaginer une suite, ou tout du moins dans un premier temps, un complément. Très rapidement après la parution de ce qui n’était pas encore formellement un « Tome I » d’« AC/DC – Tours de France », vous avez évoqué l’éventualité de sortir un « Tome II », qui inclurait, outre des bonus, un panorama complet des dates françaises du « Rock or Bust Tour ». Qu’est-ce qui a motivé l’accélération du timing et la parution d’un volume n’incluant, entre guillemets « que » des bonus ?

Phil Lageat : Nous souhaitions en effet, dans un premier temps, sortir un volume 2 consacré pour trois quarts au « Rock or Bust Tour », et un quart aux bonus de la période 76-2014. Il se trouve que, pendant les sept années où nous avons travaillé sur le livre, nous avons sollicité les fans, effectué des recherches… Et cela nous a laissé croire que nous avions fait le tour de la question. Or, dès le lendemain de la sortie, de nouveaux documents nous parvenaient…
Certains n’avaient pas réagi à nos premières demandes, d’autres découvraient concrètement un produit fini, apte à accueillir leurs photos restées au fond du tiroir. Et d’un autre côté, nous continuions à fouiller à droite à gauche… Retrouvant ainsi encore et encore d’autres choses, particulièrement sur des périodes qui nous avaient laissés un peu frustrés. Je pense par exemple aux archives de Paris-Match…
Jusqu’au jour où j’ai dit à Baptiste « On va finir avec trois cents pages de bonus, il ne restera rien pour le ‘Rock or Bust Tour’ ! » Comme on avait énormément de matière pour cette dernière tournée, bien qu’il y ait peu de dates, nous allions encore partir sur sept cents pages ! Et ça, c’était hors de question. Trop compliqué à gérer, au niveau de la reliure, du poids, du port…
Dans ces conditions, un livre constitué des seuls bonus s’imposait, et ça nous donnait du temps pour compléter la partie « Rock or Bust ».

Est-ce que vous aviez déjà tous les documents à disposition pour ce volume Bonus, ou avez-vous encore lancé un processus de recherche pour retrouver certains éléments ?

PL : Tout s’est fait un peu inconsciemment. Nous avions déjà une grosse masse documentaire, mais le fait de parler autour de nous d’une probable sortie, incluant encore des documents du passé, a provoqué d’autres rencontres et d’autre recherches. Et puis nous avons continué à creuser les pistes que nous avions commencé à explorer pour le volume 1. Avec succès, grâce à un bon alignement de planètes !

Question déjà posée pour l’ouvrage initial, comment avez-vous sélectionné les documents ? Avez-vous décidé de « tout mettre », histoire de tout donner aux fans ultimes, ou, encore une fois, avez-vous procédé par pertinence ?

PL : Nous n’avons pas « tout » mis, c’était impossible. De nombreux documents étaient de qualité insuffisante pour être insérés, d’autres faisaient doublon avec le volume initial et auraient donné l’impression d’une tentative de remplissage, ce que nous voulions à tout prix éviter.
Nous avons ainsi pu développer d’une façon plus satisfaisante la tournée « Black Ice »… Dans le premier volume, nous arrivions avec ce chapitre au terme de sept années de travail, et puis, plus concrètement, nous n’avions plus de place… À moins de faire un bouquin de neuf cents pages. Pareil pour le Stade de France 2001, dont nous avions beaucoup parlé, mais que nous avions peu illustré.

L’un des grands intérêts du premier volume, outre sa très abondante iconographie, résidait dans tes textes, Philippe. N’as-tu pas ressenti une certaine frustration de ne pouvoir autant t’exprimer dans ce volume 2 ?

22539865_1868181189864214_6225121892857143211_n.jpgPL : Oui et non… Oui, parce que je me suis souvent demandé si nous n’étions pas en train de réaliser une simple compilation de photos. Est-ce que les fans n’allaient pas trouver cela trop « facile » de notre part ? C’est d’ailleurs pour cela que nous avons bien averti avant la commercialisation… « N’attendez pas la même chose que le premier livre, c’est un complément, et surtout un complément photographique. »
Non, parce que j’ai quand même pu rédiger les interviews présentes dans le bouquin. Les personnages auxquels nous avons parlé sont habituellement inabordables. Paul Scottie Wright, qui n’avait jamais parlé, nous a ainsi été présenté par des lecteurs qui le côtoyaient en vacances. Quant à Jake Berry, il avait été sur-sollicité par le passé, et avait systématiquement refusé toute demande d’interview consacrée à AC/DC ; et c’est grâce à un roadie qui lui a apporté le premier volume que le lien s’est créé. Il a compris que c’était un bouquin de fans et il a demandé à nous rencontrer.
Après, le « concert fantôme » auraient vraiment eu sa place dans le premier livre, mais nous n’avions pas les éléments… Pour le « Back in Black Tour », c’est le rapport de stage d’un étudiant canadien, trouvé par un fan dans une brocante (le rapport, pas l’étudiant !) qui nous servira de support. Il détaille avec une précision machiavélique tout ce qui entoure la sortie de l’album en France, jusqu’à la fin de la tournée française. Encore un heureux hasard !
Enfin, même si j’avais eu plus de temps devant moi, je ne sais pas ce que j’aurais pu raconter de plus ! J’ai vraiment publié tout ce que j’avais écrit.
En fait, si frustration il y a, c’est que j’aurais aimé sortir un seul bouquin, que tout soit regroupé ! Mais on atteignait mille pages !

Peut-être un jour, une réédition complète… ?

PL : Je peux t’assurer que non ! (rire) Ce serait vraiment trop de travail, réécrire les textes, les réinsérer, tout remaquetter…

Justement, tout le monde a salué, à juste titre, l’énorme travail réalisé sur la maquette du premier volume d’« AC/DC - Tours de France ». Vanessa, dans quel état d’esprit as-tu abordé ce volume « Bonus » ? Avais-tu déjà pré-maquetté certains éléments mis de côté pour le premier livre, et que tu as pu réutiliser pour le second ?

Vanessa Girth : C’est vrai que le travail sur le premier volume était très conséquent et j’étais vraiment soulagée d’en être venue à bout. Cependant, j’ai abordé « Les Bonus » très sereinement, car je savais que la quantité de travail s’annonçait très différente. Même si je n’ai pas réutilisé des éléments pré-maquettés pour le premier, j’avais beaucoup moins de photos à retoucher, et surtout j’ai conservé le même univers créé pour chaque chapitre.
La véritable nouveauté pour moi, c’était d’inventer un environnement pour les interviews ou le premier concert de Brian en Belgique.

Tu avais effectivement créé un univers graphique très complexe pour chaque tournée dans le volume 1. As-tu pu autant t’exprimer autant dans celui-ci ?

VG : C’est surtout dans le chapitre consacré à la tournée « Black Ice », sur lequel nous avons pu nous attarder, que j’ai pu « m’amuser » davantage. Tout en conservant le même univers, j’ai créé des fonds différents. Et dans tous les cas, c’était très agréable de retrouver l’ambiance du premier livre.
La seule contrainte, ça a été la vitesse de réalisation. J’ai dû travailler très vite, sur quelques mois, au lieu des quelques années qui m’avaient été « allouées » pour le premier volume !

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Un petit mot sur la préface de Brian. Comment et quand lui avez-vous proposé de s’impliquer de cette manière dans le livre ?

5.pngPL : Les choses apparemment les plus compliquées se règlent souvent de la manière la plus simple qui soit. Ce n’est pas que notre démarche semblait impossible, car Brian est quelqu’un d’accessible, mais nous ne savions pas quelle serait sa réaction en cette période délicate pour lui, puisqu’il n’était plus dans le groupe. Je lui ai donc envoyé un mail, je lui ai expliqué la sortie du volume 2, et je lui ai demandé s’il voulait en être pour la préface. Dans l’heure, il m’a répondu que cela lui ferait grand plaisir… Et m’a demandé ce que je voulais qu’il écrive ! Mais c’était « sa » préface, et il s’est très bien débrouillé tout seul ! (rire)
Il venait de passer des vacances en France, il nous a envoyé son texte par mail, puis la photo de son papier, à ma demande. Je savais que son écriture, très graphique, ferait merveille dans le bouquin. Pour l’anecdote, c’est Brenda qui a pris la photo !

On sent, très clairement à travers ses lignes, une certaine nostalgie et qu’il a tourné la page d’AC/DC…

PL : Je ne peux pas parler à sa place, mais cela donne effectivement cette sensation… En ce qui concerne l’avenir, clairement, à l’heure actuelle, je ne sais rien… hormis le fait que je ne doute pas une seule seconde de la volonté d’Angus de continuer. Mais encore une fois, je parle pour aujourd’hui, en ce début novembre 2017.

Comme pour le premier volume, vous avez lancé une souscription pour pré-financer « Les Bonus ». On connaît le succès rencontré par la première opération finançant la sortie de ce qu’il est plus simple d’appeler le « Volume 1 ». Cette fois, quelle a été la réaction des personnes auxquelles vous vous êtes adressées ? Avez-vous été déçus d’un relatif manque d’implication ou au contraire surpris par un engouement renouvelé ?

BB : C’est plutôt la deuxième option qui s’est imposée même si nous n’avons pas été « surpris », à proprement parler. Nous espérions renouveler la même opération et nous avons plutôt été très heureux de voir que cela marchait encore très fort. Surtout que nous avions moins de temps. Le premier volume avait été annoncé au mois de mars pour une sortie au mois d’octobre, tandis que nous avons commencé les premières opérations de communication au mois de juin pour celui-ci, en pleine période des festivals, amputant d’autant le budget de nos éventuels acheteurs, pour une sortie fin septembre. Malgré tout, avec cinq mois de moins en termes d’annonce, nous avons fait aussi bien lors de la souscription…
Il est évident que les acheteurs des « Bonus », possédaient déjà, pour l’immense majorité d’entre eux, le volume 1, et ont donc effectué leur achat en toute connaissance de cause, même si nous avons bien pris la peine d’annoncer qu’il ne s’agissait pas exactement de la même chose.

Preuve de l’attachement et de la confiance que vous aviez suscités avec le premier ouvrage…

BB : Oui, nous ne voulions pas amoindrir le niveau d’exigence que nous nous étions imposés dès le départ, tant sur la qualité du livre que sur son contenu. On avait le sentiment, comme pour la première opération, de faire encore une fois quelque chose de bien. Un beau papier, une belle impression, aucune redite entre les deux volumes, et la même exigence au niveau des documents. À part peut-être, pour la partie bordelaise, où les photos ont été retenues malgré leur qualité moindre, pour leur valeur historique.

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Vous avez fait appel au même imprimeur français qui avait produit l’ouvrage initial. Est-ce qu’il a éventuellement modifié son processus de fabrication, compte tenu de l’expérience acquise avec le « gros » premier ouvrage ?

BB : Je ne crois pas qu’il ait modifié son processus de fabrication, mais en tout cas, le premier volume fut un véritable défi pour l’imprimeur. Taille du livre, nouvelle machine, la première édition constitua toute une aventure ! Les deuxième et troisième tirages furent encore l’occasion d’acquérir de l’expérience, mais se déroulèrent plus simplement. Pour « Les Bonus », c’est encore une nouvelle machine imprimant directement recto-verso qui fut mise à l’épreuve, comme le montre notre petite vidéo promo. Avec Phil, nous avons suivi la production de A à Z, présents à côté des conducteurs de machines.
Au final, grâce au professionnalisme de tous ces techniciens, la qualité d’impression s’avéra encore meilleure, ce qui, pour les fans de belles images que nous sommes, n’était pas pour nous déplaire !

Il est amusant de constater sur les réseaux sociaux que le fameux « fourreau » est devenu une marque de fabrique des productions des Éditions Point Barre. Cette idée, qui était complètement nouvelle dans le secteur des livres consacrés à AC/DC a depuis été reprise par d’autres maisons d’éditions qui en font même un argument de vente. Cela n’est-il pas un peu déplaisant ?

BB : Non, c’est parfois positif d’être copiés… Dans les faits, certains de nos confrères éditeurs nous ont même demandé de relayer leur campagne de communication ! Le fourreau était un moyen de remercier nos souscripteurs, de leur offrir ce petit plus en reconnaissance de leur aide à nous financer. Car, au contraire aux autres maisons d’édition, nous avons proposé la version avec fourreau au même prix que le modèle sans fourreau.

Outre la vente directe, le public va bien évidemment trouver votre livre en librairie. Quel volume allez-vous diffuser de ce premier tirage ?

BB : Nous avons imprimé dix mille exemplaires, dont deux mille en version « Deluxe » qui sont quasiment toutes vendues. Les huit mille livres restants seront distribués par toutes les librairies physiques qui le voudront et bien sûr les réseaux de vente par Internet.

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Vous avez laissé entendre à plusieurs reprises qu’un troisième volume des aventures d’AC/DC en France était en préparation. Outre le passage obligé sur la tournée « Rock or Bust », peut-on s’attendre à l’inclusion de nouveaux bonus revenant sur le passé, ou à l’ajout de tout autres éléments inédits ?

PL : Franchement, actuellement, on l’ignore totalement, même s’il n’est pas prévu d’intégrer des éléments de la période 76-2014... Hormis si, bien sûr, on dégote de superbes photos de la première partie de Black Sabbath à Colmar !
L’idée est donc de se consacrer au « Rock or Bust Tour », et… à une éventuelle suite… Nous voulons faire un vrai « Volume 2 », « Les Bonus » constituant une sorte de « 1 bis ». Pour tout dire, on a déjà toute la matière ! Les recherches sont terminées, les photos sont prêtes, et nous avons énormément d’interviews.
En plus, il s’est passé tellement de choses depuis la sortie du premier volume, à croire qu’ils font exprès pour qu’on ait des choses à raconter ! (rire) Ce groupe qui était tellement discret auparavant, enchaîne les histoires, ça devient un roman !

Vanessa, as-tu déjà commencé à réfléchir à ce que serait l’environnement graphique d’un troisième livre évoquant le « Rock or Bust Tour » ?

VG : Non, c’est encore très flou. Mais au niveau des couleurs, cela tournera forcément autour de la pochette de « Rock or Bust », noir… marron... Je vais forcément reprendre des choses, mais pour l’instant, je n’ai pas travaillé dessus, à l’exception d’un petit chapitre. On a fini « Les Bonus » au mois d’août et on s’est beaucoup concentré sur ce volume. On a fait les envois, on s’occupe de la promo, je n’ai pas eu le temps de m’attarder sur le prochain.

Sachant qu’un personnage haut en couleur a rejoint le groupe pour assurer les dernières dates de la tournée – un personnage véhiculant une image très particulière –, à savoir Axl Rose, est-ce que cela pourrait avoir une influence sur ta perception purement graphique de l’univers d’AC/DC sur cette période… qui ne sera peut-être qu’une parenthèse ?

VG : C’est vrai, c’est possible, je n’y avais pas pensé… Pourtant, quand je les ai « shooté » la dernière fois, voir Axl et Angus côte à côte, ça faisait quand même bizarre, visuellement parlant, même si j’ai aimé le concert ! On verra surtout s’ils font un album ensemble, et quelle pochette sera éventuellement retenue… Ce sera rigolo d’imaginer alors une maquette, pour le coup, vraiment originale ! Cette question me donne tout à coup des idées (rire) !

Question subsidiaire, même si vous êtes en pleine promo de ce deuxième volume, avez-vous une vague idée de la date de parution du troisième volume ?

BB : Pour le premier volume, la coïncidence a voulu que nous le sortions en même temps qu’AC/DC lançait « Rock or Bust ». « Les Bonus » sortent aussi trois-quatre mois avant Noël… Quant au « Volume 3 », l’idéal serait de le faire paraître dans deux ans, aux alentours du mois d’octobre 2019, avec le même système de souscription au premier semestre, et une parution avant Noël.

Enfin, pour ouvrir un peu plus sur l’avenir, les Éditions Point Barre ont-elles d’autres projets en cours d’élaboration ? Faire paraître des ouvrages sur d’autres groupes, ou, pourquoi pas, sur un tout autre thème ?

BB : Oui, on y pense très sérieusement, car il faut faire vivre la structure, même si nos activités professionnelles principales ne nous permettent pas, actuellement, de sortir plusieurs produits en même temps. En fait, nous nous posons pas mal de questions : avons-nous la même expertise sur tel ou tel groupe que celle que nous avions pour AC/DC ? Et puis, c’est vrai, nous avons eu la chance de pouvoir commencer avec un gros groupe, générant pas mal de ventes en volume, même si ce n’est pas forcément rentable en termes de nombre d’heures de travail. Avec une autre formation, il faudra trouver un angle, pour nous investir avec autant d’enthousiasme, et pour intéresser le public… Trouver l’équilibre entre le plaisir et la rentabilité nécessaire à toute société.

Il ne nous reste plus qu’à vous remercier pour ce bel ouvrage, que nous avons déjà tous parcourus avec plaisir !

PL : Et que nous avons eu beaucoup de plaisir à faire. J’ai connu AC/DC avec Bon Scott en 78, mais j’ai réellement commencé à collectionner en 1980 avec Brian Johnson. J’avais une douzaine d’années… Si, à cette époque, on m’avait dit qu’on sortirait un bouquin avec Brian rédigeant la préface… C’est comme un rêve éveillé, que je fais avec d’autant plus de bonheur que les conditions de son départ du groupe auraient pu l’inciter à ne pas nous répondre. Or, il a été, comme d’habitude, très humain, enthousiaste… et simple. Cette préface, c’est, sur un plan personnel, l’une des belles réussites de cette aventure.

2.png Interviews réalisées par téléphone le 9 novembre 2017
Rédaction : Judge Dan
Mise en page : TI TAN