Biographies

Cliff WILLIAMS

CLIFF WILLIAMS

Né le 14 Décembre 1949

« In the beginning… »


Capture.PNG1958, le jeune Cliff s’installe dans la ville de Liverpool. Un quatuor – The Quarrymen – écume cette année là tout les clubs de la ville ; la postérité les retiendra sous un autre nom : The Beatles. Cliff est passionné et doué pour la musique ; si doué qu’à la fin de sa scolarité, il rejoint Home, un groupe de rock progressif avec qui il rencontrera un certain succès. L’apogée a lieu en Novembre 1971 à Wembley ou Home ouvre le concert de Led Zeppelin. L’année suivante, leur chanson « dreamer » parviendra à la 41ème place des charts anglais : ce sera la plus belle performance du groupe. L’album suivant « The Alchemist » ne rencontre pas d’oreilles pour l’apprécier ; le chanteur Mick Stubb part vers d’autres horizons et Cliff s’en va former le groupe Bandit pour démarrer en beauté l’année 75. Accompagné de Jim Diamond (qui connaîtra plus tard le succès) et de Graham Broad (qui se distinguera avec Roger Waters), Cliff parvient à enregistrer un album. Mais cela n’est rien encore comparé à l’avenir qui s’ouvre à lui.

Capture20.jpg1977, Cliff a 29 ans, la vieille Angleterre se meurt, le Punk explose et le Rock est toujours vivant. Au sein du groupe AC/DC, dont la réputation franchit déjà les océans, rien ne va plus entre Angus Young et le bassiste Mark Evans qui quitte le groupe avant le « Let there be rock Tour ». Auditionné parmi une cinquantaine de prétendants, Cliff emporte l’adhésion des frères Young et rejoint AC/DC pour y former avec sa basse une des plus redoutables et admirés sections rythmiques de l’histoire du rock.

« I’m just makin’ my play »

Aussi discret qu’efficace, aussi régulier que nécessaire, Cliff est une personnalité qui, au premier abord, pourrait sembler tenir un second rôle dans le groupe. Il suffit pourtant d’écouter attentivement les albums, ou mieux encore de voir le groupe en concert, pour comprendre que Cliff est indispensable à la cohérence et à la force du son recherché par AC/DC. Il faut regarder Phil et Cliff cote à cote, toujours unis ; Malcolm et Cliff, séparés par la batterie, mais toujours symétriques, parfois jusqu’au mimétisme lorsqu’ils s’avancent du même pas, et véritablement comme un seul homme, pour entourer de leurs voix celle de Brian au moment des refrains. Il faut, à la façon de Keith Richards, admirer ce moment court et sublime où, pendant « Let there be rock », AC/DC, pour un instant privé de son génial lutin parti vers la foule, devient un trio purement rythmique et tout simplement évident.

C'est en juillet 2016 dans le magazine local " Floride Gulfshore Life" que Cliff annonce sa future retraite à l'issue du " Rock or Bust Tour ". Le 20 septembre 2016 au Wells Fargo Center de Philadelphie Cliff jouera ces dernières notes avec le groupe.Cliff Williams aura joué quasiment pendant 40 ans au sein de la plus grande section rythmique du plus grand groupe de Hard Rock au monde.

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Matériel

02_86.jpgSur sa basse, Cliff utilise une 1976 Music Man à cordes avec d’Addario Flatwounds. Pour les amplis, Cliff utilise des vieilles 1970 Ampeg SVT et 8x10 SVT Cab. Il utilise aussi un tube Demeter Dl box. Cliff utilise un câble au lieu d’un émetteur. En médiators, il utilise des Fender Extra Heavy. Comme ses camarades de « jeu », Cliff a ces propres médiators avec signature mais ne les utilise pas. Ils sont blancs, Extra Heavy avec sa signature dorée et AC/DC marqué en dessous, et rien du tout sur l’autre face. En studio, Cliff est le seul à utiliser DI (Direct Input – Il se brancvhe directement sur la table de mixage). Angus et Malcolm placent un micro devant leurs amplis. Cliff Williams joue toujours avec une basse Fender Pick blanche, ce qui est rare de nos jours, et jusqu’à Ballbreaker, il a tendance à étaler ses lignes de basse en jouant aux médiator. Sur Boogie Man, il joue sa ligne de basse aux doigts «(cf la vidéo No Bull), et pour lui, c’était une première. Dans 98% des cas, jouer au médiator est essentiel pour son boulot avec AC/DC.



Pendant les premières années, il a gardé un jeu aussi simple que possible, et ceci a beaucoup servi aux morceaux du groupe. En gardant ses lignes jolies, solides et pas trop compliquées, il a gardé ce son « tonnerre » qui a fait la force d’AC/DC. Lorsqu’il place un plan de basse précis, ce fut toujours à bon escient, et ceci a toujours donné la grâce dont a besoin Malcolm pour ses parties rythmiques dures. Un des meilleurs exemples serait sur « Shoot to Thrill » à Donnigton, et la performance live de « Girls Got Rhythm » sur le live Let There be Rock double-CD 1980 dans le coffret « Bonfire ».

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