Biographies

Malcolm YOUNG

MALCOLM YOUNG

Né le 6 janvier 1953.

« In the beginning… »

1968, en Australie, rien ne change et l’océan est bien trop grand pour recevoir la moindre effluve de révolte. Malcolm, âgé de 15 ans, quitte l’école et sa réputation de bagarreur pour entrer à l’usine.
Il est technicien de maintenance pour machines à coudre dans une fabrique de soutien-gorge. Les journées sont longues, mais les soirées sont belles lorsqu’elles se passent en répétitions avec différents groupes locaux. Il admire son frère Georges qui lui a donné le goût de la guitare.
1971, ayant rejoint le groupe Velvet Underground, Malcolm peut enfin quitter l’usine pour se consacrer à la musique. Mais cela ne lui suffit pas : il lui faut son propre groupe. Il décide de quitter le Velvet avec une idée très précise de ce qu’il ne veut pas : ni rock progressif, ni post-production ; aucune concession aux modes du moment et surtout aucune envie de retourner à l’usine…
Les principes sont donnés, mais il manque encore un groupe, il manque encore un nom. Malcolm pense d’abord à une formule batterie, basse, piano, guitare, où il serait seul guitariste, avant de remarquer le jeu de plus en plus affirmé de son jeune frère, Angus, à la guitare lead. Malgré les réserves de leur père qui craint leurs disputes, Malcolm et Angus décident de jouer ensemble : AC/DC est né.

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« Hell ain’t a bad place to be »

Malcolm est le fondateur du groupe dans tous les sens du terme, à la fois origine et fondation. Chaque morceau d’AC/DC est d’abord construit par et autour de la rythmique de Malcolm. Cela n’enlève rien au talent d’Angus et des autres, et Angus est le premier à reconnaître qu’il ne peut véritablement s’exprimer qu’au sein d’AC/DC, c’est-à-dire soutenu par la guitare rythmique de son frère.
Angus et Malcolm forment une paire (d’as) inséparable. Inséparable lorsqu’ils rejoignent les Rolling Stones en 2003 sur « Rock me baby ». Indispensable, lorsque le légendaire Keith Richards qualifie la section rythmique d’AC/DC de meilleure au monde.
Angus dans la lumière, mais toujours soutenu par l’ombre de Malcolm. Et quand Malcolm vient sur le devant de la scène, il soutient les refrains de sa voix si particulière qu’on la croirait sorti des brumes de son Écosse natale. Il suffit d’écouter Live Wire, Highway to hell ou Dirty deeds done dirt cheap pour s’en convaincre ou s’en rappeler.
Malcolm et Angus sont les deux faces d’une même pièce qui, années après années, prend plus de valeur. Sur l’album Stiff Upper Lip, ils s’amusent même parfois à brouiller les cartes en échangeant leurs places respectives.
Entre sa place à l’Usine, coincée entre deux machines, et sa place si particulière au sein d’AC/DC, l’océan, autrefois si grand, a été franchi tellement de fois, que le groupe que voulait Malcolm est devenue l’un des plus grand groupe de l’histoire du Rock.
Adulé par les fans du mode entier, et considéré comme un des guitaristes les plus sous-estimés par les critiques pour le magazine Rolling Stones, Malcolm est malheureusement obligé de se retirer du groupe au cours de l’année 2014 pour raisons de santé. Voulant comme son frère que le groupe qu’il a créé continue à exister et à perdurer, il lègue, au sens propre, sa place à son neveu Stevie Young (qui l’avait déjà remplacé lors de la tournée américaine de 1988). Angus a confirmé qu’il avait écouté le dernier album, Rock or bust, avec un grand sourire et un grand plaisir. Malcolm est crédité pour chaque chanson de l’album. Le livret se referme sur ces quelques mots, en lettres capitales, qui disent tout : « AND MOST IMPORTANT OF ALL, THANKS TO MAL, WHO MADE IT ALL POSSIBLE. »

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