Carnet de route US

2008/12/16 - USA, Atlanta, Philips Arena

Philips_Arena.jpg Cap sur Atlanta, capitale de l'État de Géorgie, aux États-Unis. Les Jeux olympiques d'été de 1996, Jeux de la XXVIe Olympiade de l'ère moderne, se sont déroulés dans cette ville. Les États-Unis accueillaient alors les Jeux olympiques d'été pour la quatrième fois après Saint-Louis en 1904 et Los Angeles en 1932 et 1984. La ville est jumelée avec Toulouse.

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Atlanta est aussi la capitale économique du sud-est des États-Unis. On y trouve le siège social de nombreuses multinationales, telles que CNN, Delta Air Lines, Coca-Cola, BellSouth, UPS...




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AC/DC s'est produit pour la première fois dans cette ville le 27 novembre 1977, au Capri Theatre. On conserve de superbes traces photographiques du concert suivant, celui du 11 août 1978 au Symphony Hall, où la bande à Angus partage l'affiche avec Cheap Trick. La set list devait très vraisemblament ressembler à cela : Live Wire - Problem Child -Sin City - Gone Shootin' - Bad Boy Boogie - Rock 'N' Roll Damnation - The Jack- Dog Eat Dog - High Voltage - Rocker - Let There Be Rock. Le dernier concert du groupe avec Bon y aura lieu à l'automne 1979, le 8 octobre au Fox Theatre.

De retour dans la même salle le 12 août 1980, Atlanta sera aussi le 10e concert de Brian avec AC/DC sur le sol américain. Avec Hell's Bells en intro de show, et une set-list proche de celle du show de 1979, si ce n'est évidemment le rajout de "Back in Black" et de"What Do You Do for Money Honey"...


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Le Philips Arena accueille AC/DC ce soir comme ce fut le cas en 2000, le 17 août. A noter que le groupe avait donné un concert privé
pour sa maison de disque le lendemain, au Westin Peachtree Plaza. Depuis 1999, c'est le domicile des Hawks d'Atlanta de la NBA
et des Thrashers d'Atlanta de la Ligue nationale de hockey. Elle a une capacité de 21 000 places pour les concerts.


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Le show de ce soir à Atlanta est l'occasion rêvée de savourer une interview de Brendan O'Brien, le producteur de "Black Ice",
natif d'Atlanta, publiée ce jour dans le l'"Atlanta Journal Constitution".


Le producteur Brendan O'Brien, originaire d’Atlanta, est célèbre pour avoir collaboré avec des groupes comme Pearl Jam, Stone Temple Pilots
ou encore Rage Against the Machine, dont les albums "vs.", "Core" et "Evil Empire" ont été multiplatines... Alors que plusieurs des albums qu’il a produits ont explosé les records de vente – l’affirmant comme étant l’un des producteurs les plus en vue de ces dernières années -
O'Brien lui même ne pouvait pas prédire la réussite de son dernier bébé, le nouvel AC/DC «Black Ice», qui allait devenir l’album de hard rock le plus vendu à sa sortie, en atteignant le sommet des charts dans plusieurs pays. Le groupe joue au Philips Arena d’Atlanta ce 16 décembre 2008. Brendan O'Brien est actuellement à Los Angeles, où il travaille sur les nouveaux albums de Incubus, Bruce Springsteen et du groupe d’Atlanta, Mastodon.


Vous avez travaillé avec un certain nombre de très gros calibres du rock, mais AC/DC s’impose comme l'un des plus importants. Que ressent-on après avoir oeuvré sur un album qui a été si bien accueilli ?
En y réfléchissant, il n'y avait pas de véritables attentes au départ, parce que j’ai réellement rencontré le groupe pour la première fois...le premier jour de l'enregistrement. Leur staff avait contacté le mien, faisant part de la volonté d’AC/DC que je travaille avec eux sur leur nouvel album. Ils n’avaient pas sorti d’album depuis sept ou huit ans et leurs derniers albums, même s’ils étaient très bons, n'avaient pas été aussi bien reçus que d’autres plus anciens. Je ne savais pas à quoi m'attendre, mais le premier jour que nous sommes vus avec Angus et Malcolm Young, ils se sont assis et m'ont joué un tas de démos, et là et j'ai été tout de suite rassuré. Dès qu'ils ont commencé à jouer, il était évident qu’ils sonnaient encore incroyablement bien, ils avaient encore le truc quoi, le seul point à gérer était de les "remettre en selle".

Pour ce qui est de l’album, effectivement très bien accueilli, je ne peux pas dire que cela soit totalement inattendu, parce que je pense qu’une fois que l'artiste a créé un son, si vous gravez sur un disque des chansons que les gens aiment, que vous les qualifiez de hits ou je ne sais quoi, les auditeurs vont réagir. Mais je dois avouer que je ne m'attendais pas à un succès aussi écrasant. Je pense que l’on parler de véritable phénomène à ce point, car l’album a vraiment tout balayé dans le monde entier. Et je peux vous dire que les membres du groupe sont vraiment heureux de l’accueil qui a été fait à l’album, excités aussi !


Serez-vous à Atlanta pour le concert ?
Je ne suis pas sûr d’être là, mais je les ai déjà vus deux fois sur cette tournée et c’était géant. Au Madison Square Garden de New York et au Forum ici à Los Angeles, ils enchaînent les hits les uns après les autres. C'est un grand show, ils sonnent incroyablement bien, ils dégagent une puissance incroyable, ils sont vraiment très, très forts. Je conseille à tout le monde de ne pas manquer l’intro du show. Je n’en dirai pas plus à ce sujet. C’est purement génial. Je pense que vous allez bien rire lorsque vous allez voir ça.


Le groupe a intégré dans sa set list plusieurs extraits de «Black Ice», "Rock 'n' Roll Train", "Anything Goes" et "Big Jack".
Ils sont aussi en concert pour assurer la promotion du l’album, que Dieu les bénisse pour cela (rires) !


"Black Ice" est le dernier album paru à ce jour que vous ayez produit, mais quel a été le premier ?
Le premier album que j’ai produit a été celui des Coolies, un groupe d’Atlanta. Il a beaucoup moins bien marché que celui d’AC/DC et j'ai été beaucoup moins payé. Mais cela reste un très bon souvenir de cette époque.


Qu’est ce qui vous attiré dans le monde de la musique ?
Je suis musicien depuis toujours, j’ai commencé à jouer de la guitare étant gamin. J'ai été dans un tas de groupes et j’ai joué dans une multitude de clubs, donc je gravitais dans cet univers. J’ai commencé à travailler dans des studios quand j’avais 20 ans ! J'ai joué aussi pendant des années dans des clubs avec le gars qui ont fini par former les « Georgia Satellites ». J'ai commencé la production tout en bas de l’échelle, je faisais d’autres petits boulots en même temps pour payer les factures, puis une chose en amenant une autre, assez soudainement, j'ai rencontré le succès avec des albums qui ont bien marché et ça y est, j’étais dans le business.


Quand vous n’enregistrez pas d’albums de rock, à quoi passez vous votre temps à Atlanta ?
Hé bien, je profite de mes filles et de ma famille. Et je joue au golf. Je suis une fanatique de golf.
L'industrie du disque a connu un ralentissement bien avant celui, général, de l’économie. Il est parfois difficile pour les gens de comprendre ce que sont les affaires, et d’imaginer qui fait quoi. Je ne suis certainement pas à l'abri de cela. Mais quand les choses vont bien, que vous vendez un tas de disques et qu’on vous demande d’en faire, je fais mon travail. C'est ce que je suis en train de faire en ce moment, je bosse, tout le temps.


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AC/DC in Atlanta




You shook me all night long (sous les yeux de Jack Jesse James Dupree, chanteur de Jackyl)

Set list...

  • Rock'n Roll Train
  • Hell Ain't a Bad Place to Be
  • Back in Black
  • Big Jack
  • Dirty Deeds Done Dirt Cheap
  • Thunderstruck
  • Black Ice
  • The Jack
  • Hell's Bells
  • Shoot to Thrill
  • War Machine
  • Anything Goes
  • You Shook Me All Night Long
  • T.N.T.
  • Whole Lotta Rosie
  • Let There Be Rock
  • Highway to Hell
  • For Those About to Rock (We Salute You)
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